Lundi 21 avril 2008
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14:16
Ce roman historique est un policier dans la veine d'Ellis Peters (frère Cadfael), de Paul Doherty (Sir Hugh Corbett) ou de
Margaret Frazer (mère Frevisse).
Ce qui m'a vivement intéressé,c' est cette description minutieuse d'une époque cahotique, le Moyen-Age.
Ici, l'action (est-ce le mot juste? je n'en suis pas certain!) se situe au XIIIème siècle, dans un couvent de Bénédictines à la frontière italienne.
J'ai été agréablement surpris de découvrir un "nouvel" auteur de polars historiques, et surtout qu'il soit français! (tant
sont anglo-saxons, et pas des moindres!) Les quelques noms cités au début constituent quelques grains de sable sur une vaste plage à l'horizon infini....
Ce huis-clos, particulièrement et inextricablement suffocant, a permis à Elisabeth Reynaud d'exprimer librement sa verve,
son savoir (faire?), son érudition.
Ce livre dégage un charme envoûtant, un peu désuet (mais pas inintéressant) auquel je me suis laissé prendre, presque s'en
m'en rendre compte.
J'ai eu la dérangeante impression d'être le témoin (silencieux et parfaitement invisible) d'une période hautement instable, excessivement sur le qui-vive, impitoyablement cruelle et
tranchée!
Les dialogues, (parfois parcimonieux), m'ont semblés presque irréels tant la retenue (des paroles et de soi) est de
rigueur.
Elle semble être devenue, pour certains personnages, une seconde nature.
J'ai eu, tout au long de cet ouvrage, la très désagréable sensation que la rigidité et l'impassibilité ont
sonné le glas de la spontaneïté: les protagonistes semblent "amidonés"!!!!
Quant à l'intrigue elle -même, il vous suffit de savoir qu'on a retrouvé une nonne étranglée, puis une servante
empoisonnée!
De quoi affoler tout le couvent!
La mère abesse, Alix de Savoie devra armer son sein d'une fermeté d'airain et faire face aux malveillants, aux langues
hypocrites, aux nombreux pièges tendus par ses abondants ennemis (jaloux de sa position).
Lorsque vous connaîtrez les réponses aux diverses questions (sans compter celles que vous vous poserez
vous-même), comme moi, vous aurez l'impression d'avoir ouvert une porte sur "autrefois".
Peut-être songerez-vous aussi à la célèbre boîte de Pandore?
PLONGEZ SANS HESITER DANS CET UNIVERS OU LE PARAITRE EST INDISPENSABLE, OU LE SILENCE EST UNE QUESTION DE
SURVIE!
Bonne Chasse!
DASHIELL.
le
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Par Dashiell
1
Mercredi 9 avril 2008
3
09
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/2008
20:37
"La femme au portrait" est paru dans la collection "le livre de poche"! YOUPI!
Excusez cette joie un peu intempestive (et déplacée?), mais il s'agit réellement d'un EVENEMENT!
Je vous avais, peut-être, habitués à plus de retenue (quoique....), mais "chassez le naturel, il revient au galop!", vous connaissez?
Pourtant, je l'étais bel et bien!
Le tournant pris par l'histoire (à 180 degrés!) m'a fait défaillir car il a surgi sans aucun signe annonciateur!
3
questions!
Voilà l'énigme posée! Je n'étais pas plus avancé (je reculais, même, à mon grand
désarroi!).
Le personnage principal, une femme, n'avait rien qui puisse susciter ma curiosité!
Photographe d'actualité violente (elle est sur tous les fronts conflictuels), elle envisage "un break" en publiant un album sur un célèbre musée japonais.
Jusque là, rien de bien excitant!
QUAND, SOUDAIN....
Son passé déchirant refait surface de manière extrêment brutale, colorée (c'est vraiment le mot!),
INQUALIFIABLE!!!!
C'est le point de départ d'une quête personnelle invariablement tortueuse, douloureuse,
douteuse.... (et ici, je joue sur les termes!).
Au fil de ma lecture enfièvrée, je n'arrivais pas à relier les faits entre eux,
je ressentais un trouble profond qui me désorientait!
JE N'AIME PAS CA! NON! VRAIMENT PAS! (en réalité, J'ADMIRE, JE VENERE!).
Je ne vous avouerai pas à quel moment précis ma satisfaction s'est transformée en frémissement d'intense délectation:
Nous sommes tous différents et notre sensibilité fait partie intégrante de notre caractère!
Ce que je peux vous
avouer (vous voyez, j'y viens!), c'est que la fin de cet excellent bouquin vous laissera pantelants, essoufflés, décoiffés, ravis, surpris.... et autres fines
surprises!
C'est un peu comme écouter certains concertos qui, savemment, montent en puissance jusqu'à vous laisser totalement époustouflés par
leur vibrato!
AVIS A TOUS LES AMATEURS D'EMOTIONS FORTES!
BON APPETIT!!!!
DASHIELL.
le
réserver
Par Dashiell
0
Vendredi 4 avril 2008
5
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/2008
16:56
Un véritable feu d'artifices!!!!
Une explosion de sensations, jaillissant telles des gerbes de lave en fusion!
Le plaisir, inattendu, inconvenant (vue la situation, l'époque et la marée de cadavres....)
Vous l'aurez remarqué, j'ai pleinement et intensément apprécié ce livre:
JAPON 1489! Mots magiques car aussitôt, je vois des Shoguns, des Samouraïs, des combats au sabre....
En effet, en pénétrant dans cet univers féodal japonais, j'ai vécu (en couleurs, je vous prie!), des aventures fascinantes, des intrigues rocambolesques, des bagarres homériques.
Je me suis retrouvé projeté dans l'univers de "Tigre et Dragon", de "Seven Swords", de "Hero" et autres films asiatiques de haute volée.
Sans aucun effort, je me suis débarrassé de mes ennemis en les terrassant de mon sabre (pas vraiment laser, celui-là!). Ici, tel un Ninja béni des Dieux, j'élimine, je tranche, j'étête, je
raccourcis, je trucide (avec un bonheur sans égal, je vous assure, et sans une tâche de sang, s'il vous plaît!!!!).
Quel ENORME changement par rapport aux autres polars lus récemment:
Celui-ci vous apportera "la sagesse", "une certaine philosophie de la mort", "une autre vision du nécessaire", "une véritable aptitude à séparer le grain de l'ivraie"....
RESULTAT: vous croirez être un croisement entre:
- BATMAN
- LUKE SKYWALKER
- AZUMI....
Faîtes donc votre choix (la liste n'est pas exhaustive!) et surtout, n'hésitez jamais: c'est la meilleure méthode pour se faire tuer!.
DASHIELL.
le réserver
Par Dashiell
1
Mercredi 26 mars 2008
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26
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/2008
09:29
Voici un
des plus passionnants thrillers de cette année!
Greg Iles écrit peu mais il écrit bien. La structure particulière de ses romans dénote une habitude de scénariste: il ne laisse jamais rien au hasard et déploie un art consommé du brouillage de
piste!
Je me suis plongé dans ce dernier ouvrage sans prendre de précaution:
FATALE ERREUR!
Je me suis retrouvé dans la peau de Cat Ferry, dentiste spécialisée en médecine légale! Quelle chose étrange, pour moi, un homme, de me glisser dans la peau d'une femme! Et quelle femme!
Cat traîne derrière elle de "sacrées casserolles":
- Un passé pas très net qui n'en finit pas de la perturber.
- Un problème sérieux d'alcool.
- Des relations privées cahotiques.
J'ai suivi son parcours, sans cesse sur la brèche, ne m'arrêtant que pour souffler un peu.
A la fin de chaque chapitre, j'étais de plus en plus perplexe:
Où allais-je me retrouver? Vers qui tendaient mes soupçons? Plus j'avançais dans l'enquête, plus tout s'embrouillait! Un véritable casse-tête chinois!
Je n'avais pas l'once du plus petit indice et, le rappel incessant à l'enfance de Cat ne simplifiait pas ma réflexion!
Bref, j'était totalement et in-du-bi-ta-ble-ment PERDU!
L'auteur a maintenu le suspense jusqu'au dernier chapitre où la scène finale ressemble à un pétard qui M'A EXPLOSE en pleine figure!
Le grand Alfred (Hitchcock, bien sûr) ne l'aurait pas renié!
Quel génie de l'intrigue! Quelle maestria dans le développement de cette affaire aux multiples ramifications!
Si le vocabulaire employé ne demande pas d'effort de compréhension, le style incroyablement direct de Greg Iles m'a captivé dès le premier paragraphe.
Ici, pas de mots inutilement "alambiqués", pas de verbes "obscurs", pas d'adjectifs ou d'adverbes "abscons"!
NON! Rien de tout cela!
Dans ce roman, je me suis aventuré dans le labyrinthe touffu de l'âme humaine, dans tout ce qu'elle possède de concret et de complexe!
La scène finale m'a laissé vidé de toute substance, aussi à plat qu'un ballon de baudruche:
Comme les privés des films noirs des années 40, j'aurai bien apprécié un whisky (pourquoi pas un double?), pour me remettre de mes émotions, mais... on ne boit pas en service!
Alors, si à votre tour, vous en ressentez le besoin lors de votre haletante lecture, pensez à moi: Portez donc un toast à ma santé!
Je vous remercie d'avance!
DASHIELL.
le réserver
Par Dashiell
0
Lundi 10 mars 2008
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/2008
10:53
C'est un véritable régal! Comme toujours, Carlène Thompson joue admirablement avec mes nerfs: elle sème des petits cailloux (comme le petit Poucet) le long de pistes diverses,
brouille le tout à loisir (a-t-elle une ascendance indienne?), reprend un chemin qui semble mener à une impasse (mais comment fait-elle?)....Bref, elle est tout simplement géniale!
A aucun moment, je n'ai ressenti de lassitude ni de sentiment de "déjà vu".
La mise en scène de son roman ressemble à celle d'Alfred Hitchcock (excusez-moi du peu!):
Rien n'est laissé au hasard, chaque mot compte, chaque intonation reflète l'émotion de la personne, chaque rappel du passé semble me rapprocher de la vérité (alors que ce n'est qu'un jeu
d'apparences).
Ce polar psychologique recherche d'autres sentiments que la terreur, la violence, le crime sadique. J'ai eu l'impression très nette d'être tous les protagonistes à la fois tant est
profonde sa connaissance de l'esprit humain.
A chaque nouveau chapitre, je me suis demandé:
"mais où veut-elle en venir?";
"que m'apporte ces nouvelles informations?"
"qui dit la vérité?";
"peut-il y avoir un complot où tous sont coupables?".
J'ai vécu deux heures intenses de stress, de tension intérieure, de questions sans réponse, de suffocation! Apparemment, plus l'étau se resserrait autour du futur coupable, moins
je m'en approchais: j'étais bel et bien largué!
Jugez-en par vous même: Chyna Greer, l'héroïne, possède un don de prescience qui l'embarrasse plutôt que la servir.
Scott Kendrick, pilote, a été blessé lors du crash de son avion qui a fait de nombreuses victimes.
Gage Ridgeway, entrepreneur, travaille de temps en temps dans diverses maisons....
Quels liens peut-on trouver entre eux? Pourquoi tant de jeunes filles ont disparu sans laisser de trace?
Quelles sont les connexions entre le passé et le présent? Faut-il réveiller le chat qui dort?
A votre tour de plonger dans ce casse-tête où la vérité apparaîtra vraiment au dernier moment, vous laissant pantelants, en plein désarroi et surtout méfiants comme jamais vis-à-vis de l'espèce
humaine....tout entière!
DASHIELL.
le réserver
Par Dashiell
0
Lundi 18 février 2008
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/Fév
/2008
17:53
Toutes les familles ont des secrets
certaines plus que d'autres....
"La curiosité a tué le chat", dit-on.
Alors, suicide? meurtre? dépression
ou mise en scène?
J'ai tout particulièrement apprécié la parcimonie avec laquelle l'auteur distille ses informations.
Elle retient ses coups, comme un boxeur de haut niveau, pour me terrasser d'un uppercut magistral! A peine remis, encore chancelant, un violent crochet (droit? gauche?) me sonne pour de longues
minutes (le décompte a déjà commencé?).
Autant vous dire la vérité: j'en suis sorti étourdi, désorienté, un peu K.O, mon crâne ressemblant à une ruche sur le pied de guerre.
Mon Dieu, quel noeud de vipères! Un père tyrannique et tout-puissant, un frère égoïste et coureur de jupons, un autre ultra-sensible et tourné vers la religion....
Une seule envie: m'enfuir à toutes jambes de cette atmosphère étouffante et malsaine.
C'est aussi ce qu'a fait 10 ans plus tôt l'unique fille, Jane. Elle a détalé de Destiny (nom prophétique!), changé son nom (celui de Hoyle lui fait horreur).... Bref, il aura fallu un évènement
tragique pour qu'elle revienne sur le lieu....de sa naissance!
J'ai raffolé de ce caractère épineux comme un cactus, j'ai tressailli de joie à ses répliques tranchantes comme des lames de rasoir, j'ai tremblé de plaisir aux bras de fer entre père et
fille.
Il existe un dicton, très souvent employé: "la vengeance est un plat qui se mange froid".
Ici, c'est TOUT le livre qui en illustre le sens!
QUELLE FAMILLE....
DASHIELL.
le réserver
Par Dashiell
0
Dimanche 17 février 2008
7
17
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/Fév
/2008
18:11
Ca y est! C'est
enfin arrivé! Voici enfin le polar que j'attendais depuis des lustres!!!! Un serial killer de génie: intelligent, calme, du doigté (avec minutie!), inventif dans ses tortures,
aiguisé dans le choix de ses victimes (un véritable virtuose du couteau....). Bref, l'assassin "idéal" que tout bon policier rêve d'arrêter. J'ai apprécié chaque ligne de ce roman (très très noir!)
et j'ai frémi à chaque page. J'avais l'impression atrocement exquise que le meurtrier s'adressait à moi, qu'il savait tout de ma vie, qu'il se tenait constamment près de ma personne ou des
miens.
J'ai également réussi à m'identifier facilement à Smoky Barrett, l'agent du FBI à qui le criminel adresse ses lettres de défi.
Ce pauvre flic est une femme détruite (physiquement et moralement) qui va, petit à petit, se reconstruire et laisser "le dragon" qui est en elle, rugir.
J'ai savouré la psychologie de tous les personnages: Ils ont tous une fêlure mais leur armure est d'acier trempé! J'ai aimé les phrases courtes, le vocabulaire concis et les explications
techniques. Je n'avais pas autant frissonné depuis Hannibal Lecter! Se retrouver nez-à-nez avec un être aussi dénué d'humanité m'a glaçé le sang. Je sursautais au moindre bruit "bizarre" qui
crevait la nuit! J'ai failli avoir une attaque lorsque mon chat a sauté sur mes genoux!!!
LA CERISE SUR LE GATEAU: le tueur croit être un descendant de Jack l'éventreur.... A vous de découvrir ce que cela signifie!
Dashiell.
le réserver
Par Dashiell
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